[En Bref] Leonardo dévoile « Michelangelo », son dôme antiaérien déployable

(B2) L’Europe pourrait bientôt disposer de son propre système de défense antiaérien. Le groupe italien Leonardo a présenté, jeudi 27 novembre, à Rome, « Michelangelo », une architecture de protection intégrée inspirée du célèbre « Dôme de fer » israélien. Objectif affiché : « détecter, suivre et neutraliser les menaces, même en cas d’attaques massives ».

Bulle de défense

Conçu comme un système logiciel ouvert, Michelangelo vise à agréger radars, batteries de missiles et centres de commandement disséminés en Europe. L’ambition est de bâtir une bulle de défense unifiée contre les drones, missiles de croisière, projectiles hypersoniques et autres menaces venant du ciel, de la mer ou du sol. Une bulle qui pourrait assurer la défense d’une ville ou être déployée pour assurer une protection de zone.

Standards de l’OTAN

Leonardo promet une mise en service fin 2027. Le système se veut compatible avec les équipements alliés et conforme aux standards de l’OTAN. Il pourrait, à terme, s’intégrer au projet européen de bouclier du ciel (ESSI), lancé en 2022 par l’Allemagne pour renforcer la protection du continent, notamment face à la menace russe. Mais l’initiative reste politiquement sensible : Paris et Rome, promoteurs du système SAMP-T, n’ont pas rejoint l’ESSI, critiquant son recours massif aux technologies américaines.

Tradition italienne

Leonardo revendique un projet « ancré dans la tradition italienne d’ingénierie », faisant de la coupole – symbole architectural de protection – l’inspiration du nom Michelangelo. Le dispositif doit s’appuyer sur un réseau de capteurs terrestres, navals, aériens et spatiaux, soutenu par l’intelligence artificielle, afin d’assurer une défense globale, coordonnée et réactive.

(Lionel Changeur)

Documents : communiqué de Leonardo

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